top of page

Les Français continuent à plébisciter l’assurance-vie

  • Photo du rédacteur: Cercle des Épargnants
    Cercle des Épargnants
  • il y a 6 heures
  • 2 min de lecture


Alors que l'OCDE appelle la France à poursuivre la réforme des retraites et à relever progressivement l'âge légal de départ afin de préserver l'équilibre des finances publiques, le dernier panorama de la Banque de France sur le secteur de l'assurance apporte un éclairage complémentaire. Dans un contexte de vieillissement démographique, les assureurs français apparaissent solides, portés par le regain de l'assurance-vie et par une amélioration de leur situation financière.


Premier enseignement : les Français reviennent vers l'assurance-vie. Au premier trimestre 2026, la collecte nette atteint 19,9 milliards d'euros, contre 13,3 milliards un an plus tôt. Cette progression est portée par le retour en grâce des fonds en euros, mais également par le maintien d'une collecte dynamique sur les unités de compte. Plus largement, les primes progressent de 10,2 % en 2025, tandis que les rachats et prestations reculent de 4,6 %, traduisant une confiance retrouvée des épargnants.

Autre point rassurant pour les épargnants : les assureurs disposent de portefeuilles particulièrement solides. Leurs placements atteignent désormais 2 819 milliards d'euros, investis majoritairement en obligations de bonne qualité et en actifs européens. Plus de la moitié des actifs restent liquides ou facilement mobilisables, tandis que leur exposition directe au Moyen-Orient demeure quasi inexistante (0,09 % des placements). Cette diversification contribue à limiter les risques liés aux tensions géopolitiques.


La Banque de France souligne également que les assureurs restent très peu exposés au crédit privé, pourtant identifié comme l'un des nouveaux points de vigilance du système financier. Selon le périmètre retenu, cette exposition représente entre 0,6 % et 3,4 % seulement de leurs placements, des niveaux qui demeurent limités.

Le principal point de vigilance concerne la qualité du portefeuille obligataire. La dégradation de la note souveraine de la France au second semestre 2025 pèse mécaniquement sur la qualité moyenne des obligations détenues par les assureurs, dont une part importante est investie en dette française.

bottom of page