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IA, Révolution ou effet de mode ?

  • Photo du rédacteur: Valérie Plagnol, Présidente
    Valérie Plagnol, Présidente
  • il y a 40 minutes
  • 2 min de lecture
Portrait de Valérie Plagnol
Valérie Plagnol

par Valérie Plagnol, présidente du Cercle des Épargnants


L’économiste Joseph Schumpeter, a identifié et théorisé les grands cycles technologiques depuis les premiers jours de la révolution industrielle. De la machine à vapeur à l’informatique, chaque cycle de long terme, a induit des transformations profondes de nos économies et de nos sociétés.  Alors que s’achève le premier quart du 21ème siècle, nous pouvons dire sans trop d’erreur que nous sommes entrés dans une nouvelle phase de ces cycles technologiques et révolutionnaires. La vitesse de déploiement et la rapidité d’adoption de l’intelligence artificielle en sont la preuve.  En avons-nous déjà mesuré tous les effets ? certainement pas ! Comme le montre Vincent Petit, Senior VP Climate & Energy Transition Research, directeur du Sustainability Research Institute de Schneider Electric, l’IA est une technologie a usage général, qui va toucher (presque) tous les segments de l’activité humaine.

Cette révolution se fera-t-elle sans à-coup ?  Probablement pas. Du point de vue économique et sociétal, les trois lauréats du Prix Nobel d’économie de 2025, qui ont justement travaillé sur les cycles d’innovation, énoncent cinq conditions nécessaires à leur acceptation :

• la mise en œuvre de mécanismes facilitant la transition des travailleurs déplacés,

• une large répartition des bénéfices de ces progrès,

• une volonté sociétale d’embrasser le changement,

• des efforts pour accompagner les travailleurs directement touchés

• au total, il faut que l’innovation aboutisse bien à créer plus d’emplois qu’elle n’en a détruit.

L’histoire nous enseigne que de tels mouvements prennent du temps et que les secteurs concernés évoluent rarement de manière synchrone, ce qui provoque déséquilibres, frictions, retards, voire refus et retours en arrière.

Pour les investisseurs aussi, les risques d’à-coup sont grands. A l’heure actuelle, difficile d’ignorer la dominance américaine et chinoise dans la course à l’IA. L’Europe ne manque pas d’atout cependant. D’autres acteurs vont entrer dans la course. Aujourd’hui, la concentration du nombre d’opérateurs, les risques de surinvestissement, les effets sur d’autres secteurs d’activité et donc la difficulté d’identifier les gagnants et les perdants, sont autant d’interrogations légitimes.


En nous fiant aux mesures de performances habituelles, le secteur de l'IA semble à ce stade surévalué. La trêve de fin d’année sera une bonne occasion pour approfondir l’analyse du secteur, de tester la solidité des modèles d’affaires et d’identifier les meilleures opportunités, y compris en cas de correction soudaine.  

 

Le Conseil d’Administration, le Conseil scientifique ainsi que les équipes du Cercle des Epargnants se joignent à moi pour vous souhaiter de bonnes fêtes.e à ce jour à favoriser la dynamique de la consommation ou de l’investissement.

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