Dettes publiques : ignorance ou complaisance ?
- Valérie Plagnol, Présidente

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par Valérie Plagnol, présidente du Cercle des Épargnants
Les rendements à long terme américains et européens, assez malmenés l’an passés, semblent connaître un moment d’accalmie, même s’ils se situent tout de même bien plus hauts qu’ils n’étaient avant la crise de la Covid.
Seule la remontée marquée des rendements japonais semble répondre à l’évolution des fondamentaux du pays tels que les marchés les appréhendent : baisse de la devise, hausse de l’inflation, menace de relèvement des taux directeurs de la banque centrale…
Aux Etats-Unis, alors que les besoins de financement du pays ne font que croître, et que les détenteurs de dette publiques européens et chinois se montrent plus que réservés face à la politique du Président Trump, Philippe Dupuy, Conseiller scientifique du Cercle des Epargnants, s’interroge sur les mouvements des stablecoins et leur impact sur la dette.
De même, en Europe, le passage imminent du budget français a permis de resserrer l’écart des rendements des OAT avec les bund allemands à 57 points de base[1] contre près de 80 points de base en fin d’année.
En Europe il est vrai, la BCE tient fermement les rênes de la politique monétaire et n’est pas menacée dans ses prérogatives et ses missions. De même, l’inflation – notamment en France – a nettement ralenti, laissant les rendements réels à des niveaux tout à fait intéressants.
Il n’en reste pas moins que les besoins de financement des économies dites avancées, continuent de progresser, au point de se concurrencer ? Les mouvements de change et de taux seront très certainement un point d’attention cette année.
[1] Spread relevé le 27 janvier 2026

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