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Or rime de plus en plus avec record

  • Photo du rédacteur: Cercle des Épargnants
    Cercle des Épargnants
  • 30 oct.
  • 2 min de lecture

Courant octobre, l’or a franchi le seuil historique de 4 000 dollars l’once, marquant une progression de plus de 50 % depuis le début de l’année, inédite depuis 1979, année de la crise pétrolière et de sa poussée inflationniste qui avait vu l’or flamber de 127 %. « Si certains y voient les signes d’une bulle spéculative, une analyse plus fine révèle des moteurs structurels puissants qui justifient cette envolée, explique Benjamin Louvet, directeur des gestions matières premières chez Ofi Invest Asset Management, dans une note d’analyse publiée récemment. Loin d’un emballement irrationnel, cette dynamique s’inscrit dans un contexte économique, monétaire et géopolitique profondément instable, qui redonne à l’or son rôle historique de valeur refuge. »


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Première explication donnée par ce spécialiste : l’augmentation générale des déficits publics, dans les grandes économies occidentales, plaide pour une poursuite, voire un renforcement, des politiques monétaires accommodantes des banques centrales. Cela réduit « le coût d’opportunité » de détention de l’or. Dans la mesure où les taux monétaires – jugés sans risques – sont bas, le coût lié à la détention d’or, qui ne rapporte rien en soi, est moins important et incite donc les investisseurs à en acheter pour diversifier leur portefeuille. En outre, « dans ce contexte anxiogène, les investisseurs cherchent des actifs refuges, dont l’or, face à un risque de dévalorisation des monnaies du fait de niveaux d’endettement très élevés. Cette situation inquiète les marchés et, en réaction, les investisseurs sont tentés de privilégier les actifs tangibles, comme l’or, qui ne dépend d’aucun émetteur souverain ».

 

Autre explication : le contexte géopolitique de plus en plus instable pousse les banques centrales et les émetteurs publics à réduire leurs expositions en devises et donc à se reporter sur des actifs tangibles. On assiste ainsi, depuis quelques années, à des achats importants d’or par les banques centrales, notamment asiatiques. Alors que montent les tensions commerciales et se fait plus pressante la volonté de s’affranchir de la référence dollar, certaines banques centrales sont particulièrement actives. « Les métaux précieux ne sont pas des actifs de cœur de portefeuille, mais des instruments de diversification, poursuit Benjamin Louvet. Dans un monde incertain, ils peuvent jouer un rôle de stabilisateur. Une allocation en or, et plus généralement en métaux précieux, doit rester mesurée, car ces marchés sont volatils et sensibles aux chocs exogènes. De notre point de vue, tant que la problématique de la dette mondiale ne sera pas résolue, l’or conservera son rôle de valeur refuge. »

 

Attention cependant à ne pas se précipiter sur l’or via des produits dérivés, type ETF, qui – eux ! – restent volatils et peuvent perdre de leur valeur. On observe en effet une tendance croissante à vouloir proposer ces produits aux épargnants particuliers, qui seraient bien avisés d’intégrer que ces actifs-là sont risqués, voire très risqués.


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