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Bercy pousse à nouveau l’idée d’un plan épargne européen

Dernière mise à jour : 6 mars



Drapeau européen

En communication politique on appelle cela un « ballon d’essai ». Ou bien, en termes moins policés, « mettre les pieds dans le plat ! ». Arrivant à Gand (Belgique) pour une réunion avec ses homologues européens, Bruno Le Maire, ministre Français des finances a proposé la création d’un « produit d’épargne européen » et lancé un appel à tous les états membres de l’Union Européenne pour qu’ils rejoignent cette initiative. A Bercy, on rappelle que l’épargne des européens s’élève à 35 000 milliards d’euros environ dont près du tiers (10 000 euros) sont logés sur des comptes bancaires, donc ne viennent pas financer le développement de l’économie. Un chiffre qui est de 15% seulement aux Etats-Unis.


La France caresse ainsi l’idée de mettre en place un produit d’épargne qui permettrait de mieux brancher l’épargne des européens sur les besoins de financement à long terme des entreprises. Interrogé par plusieurs médias, les services de Bercy ont évoqué la piste d’un Plan d’épargne européen retraite, autrement dit une sorte de PER européen. Plutôt que d’essayer d’embarquer tout le monde dès le départ, le ministre Français a proposé que ce sujet soit d’abord porté par « 2, 3, 4, 5 États... peu importe. Mais comme il est impossible de démarrer tout de suite à 27, démarrons à quelques-uns ».


Cette proposition Française, déjà faite dans le passé, a sans surprise immédiatement été rejetée par l’Allemagne, hostile de longue date à toute mesure qui pourrait, de près ou de loin, s’apparenter à une union des marchés de capitaux. Mais au moins Bruno Le Maire a-t-il eu le mérite de nous permettre de nous souvenir, avec sa proposition, qu’il existait déjà un plan d’épargne européen, le PEPP (Pan-European Personnel Pensions Product), qui fêtera ses deux ans le 22 mars prochain. Un produit très loin d’avoir rencontré le succès escompté notamment parce que « sa distribution se heurte à plusieurs obstacles : en particulier, sa fiscalité et sa tarification (commissions) ne sont pas harmonisées d'un État membre à l'autre », explique-t-on au ministère des finances et de l’économie.

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