Pourquoi la France doit repenser son épargne
- Cercle des Épargnants
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Dans un rapport publié fin mai 2026, le centre de recherche Rexecode met en lumière un paradoxe français : les ménages français épargnent beaucoup, mais leur patrimoine financier reste relativement faible comparé à celui des Américains ou des pays nordiques. En cause, une épargne encore très majoritairement orientée vers des placements sécurisés et peu rémunérateurs.
Les Français privilégient traditionnellement les livrets réglementés, les dépôts bancaires ou les fonds euros de l’assurance-vie. Cette stratégie protège le capital, mais limite fortement les rendements sur le long terme. À l’inverse, les actions occupent une place beaucoup plus importante dans les pays où les patrimoines financiers sont plus élevés.
Selon l’étude, les actions ne représentent qu’environ 19 % du patrimoine financier des ménages français. Une part jugée trop faible pour profiter pleinement de la croissance économique et des performances des entreprises. Rexecode estime qu’une hausse de cette proportion à 27 % aurait permis de générer près de 340 milliards d’euros de rendement supplémentaire en vingt ans.
Au-delà des ménages, cette situation a aussi des conséquences pour l’économie française. Une épargne davantage investie dans les entreprises pourrait soutenir l’innovation, la réindustrialisation et la transition écologique. Aujourd’hui, de nombreuses entreprises françaises doivent encore se financer auprès d’investisseurs étrangers.
L’étude cite notamment l’exemple suédois, où une part importante de l’épargne retraite est investie en actions. Ce modèle aurait favorisé le développement d’un écosystème économique dynamique et innovant.
Pour Rexecode, l’enjeu n’est pas de supprimer les placements sécurisés, mais de mieux équilibrer l’épargne des Français afin qu’elle contribue davantage à la création de richesse et au financement de l’économie.
