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Plus d’encadrement pour plus d’IA !

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    Philippe Dupuy
  • il y a 2 jours
  • 2 min de lecture
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Philippe Dupuy

Par Philippe Dupuy, Président du Conseil Scientifique du Cercle des Epargnants


En février 2026, le baromètre du Cercle des Epargnants s’est intéressé à l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) par les Français pour la deuxième année consécutive[1]. Si la proportion de Français qui utilise l’IA pour répondre aux questions d’épargne reste faible à 7%, celle-ci a quasiment doublé en un an (4% en 2025). L’intention d’utilisation est aussi très favorable à l’IA puisque 34% des Français indiquent être prêts à utiliser l’IA pour des simulations financières ou pour s’informer sur les produits d’épargne. Ce chiffre monte même à 49% chez les moins de 35 ans.


Les Français semblent cependant faire une différence claire entre les IA dites « conversationnelles » du type Chat GPT, Claude ou encore Le Chat qui leur permettent de gagner en compétences financières en posant des questions de connaissance et les IA de type « conseiller » qui accompagnent l’épargnant dans sa prise de décision comme le ferait un conseiller financier. Si le premier type est déjà plébiscité pour obtenir des informations quant au fonctionnement ou à la réglementation des produits financiers, le second type laisse encore bon nombre de Français perplexes et c’est le partage de l’information personnelle qui reste le principal frein à son déploiement. 54% des Français craignent que les données personnelles telles que les montants de revenu, de patrimoine, les types de produits détenus soient piratés et utilisées de manière malveillante. Ils ne sont d’ailleurs que 9% à être prêts à partager leurs informations financières personnelles. Or sans ces informations, il sera très difficile à une IA tout comme à un conseiller financier de faire une recommandation d’investissement personnalisée.


Au-delà, près des deux tiers des Français estiment que l’IA peut avoir des biais et proposer certains produits plutôt que d’autres selon l’épargnant (biais de genre par exemple) voire tout simplement commettre des erreurs dans ses recommandations d’investissement.


Si les Français, surtout les jeunes, pensent qu’à terme l’IA présente un potentiel important en matière de prise de décision, il semble que le contexte d’utilisation actuel reste trop peu encadré pour une adoption massive par le grand public. La relation humaine, incarnée, adaptée à la situation de chacun, a encore de beaux jours devant elle !


[1] Les Français, l’épargne et la retraite. Baromètre 2026 Le Cercle des Epargnants-Ipsos-CESI

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