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  • Photo du rédacteurCercle des Épargnants

Ce qui change au 1er janvier 2024

Dernière mise à jour : 8 janv.


La nouvelle année est toujours l’occasion d’évolutions réglementaires ou fiscales. Voici un tour d’horizon des principales nouveautés touchant le portefeuille des retraités et des épargnants en ce début 2024.  


Quelques bonnes nouvelles en matière de revenus


 • Retraites : Les pensions de retraite de base progressent de 5,3 %, tout comme l’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa). Pour les ex-salariés du privé (Agirc-Arrco), cela s’ajoute à l’augmentation des retraites complémentaires de 4,9 %, mise en place en novembre dernier. 


 • Impôt sur le revenu : le barème de l’impôt sur le revenu sera plus favorable, avec une revalorisation de 4,8% des seuils fixés pour les tranches. Les salariés dont le revenu a progressé de moins de 4,8% l’an dernier resteront donc dans leur tranche d’impôt et pourraient même basculer dans la tranche inférieure s’ils étaient déjà proches du plan cher.  


Le nouveau barème applicable pour le calcul des impôts dus par foyer fiscal sur les revenus 2023 est le suivant : 

  • 0 % pour des revenus inférieurs à 11 294 euros 

  • 11 % pour des revenus compris entre 11 294 à 28 797 euros 

  • 30 % pour des revenus compris entre 28 797 à 82 341 euros 

  • 41 % pour des revenus compris entre 82 341 à 177 106 euros 

  • 45 % pour des revenus supérieurs à 177 106 euros


Quelques évolutions de taux pour des produits d’épargne

 • Plan Épargne Logement : le taux du PEL est revalorisé à 2,25%, soit une hausse de 0,25 point. En net (intégrant les  différents impôts), le rendement sera de 1,58%. Le principal intérêt du PEL, qui n’est pas un produit d’épargne proprement-dit, est de permettre à un acquéreur immobilier de disposer d’un prêt à un taux immobilier plutôt avantageux. Or ce taux est passé de 3,2% à 3,45%, ce qui reste inférieur de près de 100 points de base (1%) au taux immobilier en vigueur aujourd’hui dans les banques pour un emprunt sur 20 ans.  


 • Livret A : après la forte remontée au cours des deux dernières années, ce taux qui s’élève désormais à 3%, ne devrait plus augmenter en 2024. Un arrêté du 28 juillet 2023 l’a en effet figé pour une période allant du 1er août 2023 jusqu’au 31 janvier 2025.


 • Livret d’Épargne Populaire : fixé à 5% depuis août 2023, le taux du LEP devrait baisser en 2024, du fait du ralentissement de l’inflation. Mais cette baisse n’a pas encore été actée officiellement par le gouvernement, pas plus que son ampleur.


Du nouveau en termes de produits d’épargne

 • Arrivée du PEAC : le plan d’épargne avenir climat (PEAC) devrait voir le jour avant la fin du premier semestre 2024. Destiné aux moins de 21 ans, il sera accessible dès la naissance de son enfant, et les fonds seront bloqués jusqu’à ses 18 ans. Les parents peuvent ainsi ouvrir et alimenter ce plan pour le compte de leurs enfants mineurs. Les fonds récoltés serviront au financement de projets verts et durables en France et en Europe. 


 • Fin du PER pour les enfants mineurs : désormais, les parents ne peuvent plus ouvrir de PER pour leurs enfants mineurs. Ceux qui avaient ouvert un PER pour leurs enfants mineurs avant le 1er janvier 2024 ne pourront plus effectuer de versements volontaires déductibles de leur revenu imposable.


Quelques mauvaises nouvelles en matière d'assurance


 • Vers une hausse des frais d’assurance : En 2024, les ménages doivent s’attendre à payer une facture plus lourde pour assurer leur voiture, leur logement et bénéficier d’une mutuelle. Selon les estimations du cabinet Addactis, reprises par l’Argus de l’assurance, les hausses devraient osciller entre 4 et 5 % pour l’automobile, et pourraient aller jusqu’à 7,5 % en habitation avec une moyenne entre 5 et 6 %. Cette hausse s’explique par les dommages causés par les tempêtes et les inondations ces derniers mois.  

A noter, enfin, pour les emprunteurs immobiliers que le prêt à taux zéro (PTZ) a été maintenu jusqu’en 2027 et que les classes moyennes peuvent désormais y accéder puisqu’une quatrième tranche de revenus a été créée, allant de 37 000 et 49 000 euros par an. En revanche, le PTZ ne concernera plus que deux types de logements. Pour le neuf, le PTZ s’appliquera aux logements neufs en habitat collectif, c’est-à-dire les appartements, situés en zone tendue (soit 209 communes, situées principalement dans les grandes agglomérations, en Côte d’Azur et à proximité de Genève). Il s’appliquera aussi aux logements anciens avec travaux en zone détendue.


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