Comme chaque année, nous avons lancé notre enquête annuelle « Les Français, l’Epargne et la Retraite » avec l’institut de sondage IPSOS, et dont nous vous avons rendu compte ce 9 février.

Dans cette perspective, nous vous proposons ce mois-ci d’explorer la question de l’épargne dans un environnement de taux durablement bas. Nous avons mené cette étude – voir l’extrait dans cette newsletter – en revenant tout d’abord sur le contexte et les raisons de la baisse tendancielle des taux d’intérêt, en France et plus généralement dans le monde.

Au sortir de la crise financière de 2008 et de la « Grande Récession », la pandémie de la Covid-19 et la crise économique qu’elle a provoquée, ont accentué les tendances déjà à l’œuvre. L’année 2020 a également vu les ménages amasser une épargne considérable. Forcés dans cette accumulation, les épargnants se montrent encore frileux, alors que la pandémie perdure et que les perspectives d’activité se sont détériorées en ce début d’année. Dans ces conditions, et alors que le gouvernement prolonge et étend les principales mesures de couverture économique, nous nous attendons à ce que les Français continuent d’épargner en ce début d’année.

En revenant sur notre précédente enquête (réalisée en janvier 2020), nous constatons que dès avant la crise, les ménages Français restent attachés à des produits d’épargne liquide et de précaution, et ce malgré l’effondrement des rémunérations. La reprise de l’activité, promise avec la levée de l’incertitude sanitaire à mesure que la population sera vaccinée, devrait permettre aux ménages de puiser dans leur épargne. Cependant, un chômage encore élevé, l’accumulation de la dette publique et la crainte d’une fiscalité croissante, pourraient figer les comportements.

Le lancement du PER répond à l’attente des épargnants qui cherchent à constituer un complément de retraite aux modalités d’accumulation, de suivi et de sortie plus adéquats. En renforçant les possibilités de constituer sur le long terme une telle épargne, on peut espérer en « flécher » une partie vers des produits plus risqués, mais à meilleur rendement à terme. L’information nous échoit, le choix leur appartient.

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