L’Astuce

Comment assurer de plus en plus de catastrophes naturelles ?

par | Sep 28, 2021 | Actualités, Divers

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Selon l’Atlas de l’Organisation météorologique mondiale qui répertorie le nombre de morts et les pertes économiques dues aux phénomènes météorologiques, climatiques et hydrologiques extrêmes de 1970 à 2019, les catastrophes ont été multipliées par cinq durant cette période : plus de 11 000 catastrophes attribuées à ces phénomènes ont été signalées au cours de ces cinq dernières décennies dans le monde, faisant un peu plus de deux millions de morts et des dégâts matériels s’élevant à 3 640 milliards de dollars (plus de 3 080 milliards d’euros).

Quant aux pertes économiques, elles ont bondi, passant de 49 millions de dollars par jour en moyenne dans les années 1970 à 383 millions de dollars par jour de 2010 à 2019. Les tempêtes ont été la cause la plus fréquente de dégâts matériels et elles sont responsables des plus importantes pertes économiques sur la planète, selon l’OMM. Sept des dix catastrophes les plus coûteuses de ces 50 dernières années se sont produites depuis 2005, dont trois rien qu’en 2017 : les ouragans Harvey (qui a causé près de 97 milliards de dollars de dégâts), Maria (près de 70 milliards de dollars) et Irma (près de 60 milliards de dollars).

Problème : les compagnies d’assurances ont aussi d’autres sinistres à couvrir et non des moindres : les cyberattaques, les pandémies,etc.

Celles-ci ont déjà fait savoir que les dommages liés aux sécheresses, aux incendies ou à la montée des eaux seront de plus en plus difficiles à couvrir. Un récent stress-test, réalisé par l’Autorité de contrôle prudentiel du secteur financier français, concluait en mai que l’exposition du secteur aux risques du réchauffement de la planète est «relativement faible », tout en prévoyant une hausse des primes de 130% à 200 % d’ici 2050.

L’exercice mené par l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution entre juillet 2020 et avril 2021 sur les risques financiers associés au changement climatique, a montré que l’exposition des compagnies, banques et assureurs, à ces risques est globalement « modérée ».

Toutefois, l’impact serait plus fort sur les assureurs, et « le coût des sinistres pourrait être multiplié par 5 à 6 dans certains départements français entre 2020 et 2050 », a précisé l’ACPR, « même si la France est relativement épargnée dans les scénarios du GIEC.

Un monde à +1,5° est-il assurable ? Les acteurs se penchent sur la question.

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