L’Astuce

Fiscalité, épargne et efficacité économique : comment ajuster les curseurs ?

par | Mai 20, 2014 | Actualités

Lors des 2èmes rencontres parlementaires sur la fiscalité, les thématiques de l’épargne et de la fiscalité de cette dernière ont été abordés. Sur le sujet, Marie-Anne Barbat-Layani, directrice générale de la Fédération bancaire française et Arnaud de Bresson, délégué général de Paris Europlace ont évoqué la nécessité de remettre la fiscalité de l’épargne à l’endroit. En effet, les intervenants de cette table ronde ont montré que l’épargne devait être réorientée, parallèlement aux rôles des banques, vers le financement de l’économie, rôle dans lequel les banques sont d’ailleurs fragilisées par la nécessité de fonds propres à hauteur de 30% ainsi que par une fiscalité bancaire à hauteur de plus de 60% de leur résultat.
La question a également été posée de savoir quelle était la fiscalité de l’épargne optimale. En effet, 2/3 de l’épargne des ménages se dirige vers le financement de l’immobilier tandis que le tiers restant seulement sert au financement de l’économie et à l’appareil financier. Ainsi, l’orientation de l’épargne ne semble pas optimale. Celle-ci devrait donc être réorientée le développement de l’économie, la croissance des entreprises, vers les actifs risqués, vers le marché action, vers les entreprises innovantes, créatrices d’emplois. Les épargnants ne sont, à cet égard, pas incités à faire les bons placements mais plus à défiscaliser.
Pour finir, les intervenants ont évoqué la nécessité d’accélérer le développement d’une épargne longue, qui va au-delà de l’assurance-vie, que ce soit l’épargne en actions des entreprises, l’épargne retraite ou l’épargne salariale qui accompagne les entreprises et qui est plus participative. La nécessité d’augmenter le financement des PME-ETI, le développement des produits de dette ainsi que la question de l’ISF-PME ont également été soulevées. Il y a donc un arbitrage à trouver entre stabilité et innovation, bien qu’ici, une évolution de la fiscalité de l’épargne semble nécessaire.

M