L’Astuce

2014, des anniversaires et des naissances !

par | Déc 30, 2013 | Actualités

Il y a vingt ans naissait le contrat Madelin, un complément « retraite, santé, prévoyance » destiné aux travailleurs non-salariés ; il y a dix ans étaient commercialisés deux nouveaux produits d’épargne retraite, le Plan d’Epargne Retraite Populaire ouvert à tous les actifs ainsi que le Plan d’Epargne Retraite Collectif qui s’inscrit dans le prolongement de l’épargne salariale. Ces produits ont en commun d’avoir eu des débuts difficiles. Le contrat Madelin mit près de 5 ans à rencontrer le succès. Aujourd’hui, plus de 60 % des TNS ont souscrit un contrat Madelin ; l’encours est d’une vingtaine de milliards d’euros et les cotisations s’élèvent, en 2012, à 2,5 milliards d’euros. Si le PERP avait démarré sur les chapeaux de roue avec plus de 1,2 million de contrats ouverts dès la première année, il a connu, ces dernières années, une période de pénitence. Au début, mal vendu, à l’âge de raison, le PERP commence à trouver son véritable public, les cadres moyens et supérieurs dont le taux de remplacement à la retraite est amené à diminuer dans les prochaines années. En 2012, 2,3 millions de PERP ont été souscrits et l’encours atteint 9 milliards d’euros. Le PERCO n’a pas échappé à la malédiction des débuts difficiles. Sa mise en oeuvre apparaissait complexe et peu en phase avec l’esprit de l’épargne salariale. Son caractère peu contraignant pour les PME et le fléchage de la participation lui ont ouvert les voies de la croissance. 1,6 million de salariés avaient un PERCO au 30 juin 2013. Les cotisations dépassent 1,6 milliard d’euros et l’encours s’élève à 8 milliards d’euros. L’année 2014 ne sera pas que commémoration ; elle sera aussi marquée par la commercialisation de deux nouveaux produits d’assurance-vie, « l’Euro-croissance » et le contrat appelé « Génération ». Ces contrats sont porteurs d’espoir pour les épargnants et les compagnies d’assurances. L’Euro-croissance doit contribuer à améliorer le rendement tout en maintenant la logique de la garantie en capital à laquelle est attaché l’épargnant français. Pour se faire une idée du succès de ces produits, il faudra se donner du temps et ne pas oublier que l’épargnant français est un brin conservateur…

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