L’Astuce

Investir dans le bien-être des individus pour contre-balancer les effets de la crise selon l'OCDE

par | Nov 6, 2013 | Actualités

L’OCDE vient de publier un rapport « Comment va la vie ? » et s’interroge sur le coût humain de la crise.  Ces études suivent l’initiative de l’OCDE afin de mesurer le bien-être et le progrès au-delà des indicateurs traditionnels comme le PIB. Cette étude montre que le bien-être subjectif s’est détérioré dans les pays les plus affectés par la crise. Entre 2007 et 2012, ce sentiment de satisfaction à l’égard de la vie a chuté en moyenne de plus de 20% en Grèce, de 12% en Espagne et de 10% en Italie. Pourtant des augmentations modérées sont à noter pour l’Allemagne, Israël, le Mexique, la Russie et la Suède. La France se positionne au dessus de la moyenne OCDE dans un certain nombre de critères : logement, revenus et patrimoines, liens sociaux, de l’équilibre vie professionnelle et privée, la qualité de l’environnement et l’état de santé. En revanche, elle est en dessous de la moyenne pour le bien-être subjectif, l’emploi et les salaires, l’engagement civique, la sécurité personnelle et l’éducation.
Par ailleurs la France ne se sort pas si mal de la crise, et a enregistré une hausse cumulée du revenu disponible des ménages, en termes réels, d’environ 2% de 2007 à 2011, alors que dans la zone euro le revenu baissait de 2% sur la même période. Cependant, les inégalités de revenus (avant taxes et transferts) ont augmenté de 2% en France entre 2007 et 2010, bien au-dessus de la moyenne de l’OCDE estimée à 1,2%.
L’impact de la crise sur le bien-être des individus se manifeste principalement par la baisse de l’emploi et la dégradation des conditions du marché du travail. Autre fait surprenant : entre 2007 et 2012 les Français se déclarent satisfaits de leur vie, et ce résultat est stable sur l’ensemble de la période alors qu’il a chuté dans les pays les plus affectés par la crise.
Par ailleurs, alors que la confiance des individus dans les institutions chutait fortement, de nouvelles formes de solidarité et d’engagement sont apparues dans les pays les plus affectés par la crise. Cela n’a pas été le cas en France, où les pourcentages de personnes déclarant avoir aidé quelqu’un ou déclarant avoir fait du bénévolat ont, respectivement, baissé de 3 et de 4 points de pourcentage entre 2007 et 2012, alors que ces chiffres augmentaient en moyenne dans l’OCDE.
Lire la note sur la France sur le site de l’OCDE
 

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