L’Astuce

La CNAV revient sur les évolutions de la pension de réversion du régime général

par | Juin 10, 2013 | Actualités

Dans le revue Cadr’@ge parue cette semaine, la CNAV s’intéresse à la pension de réversion. Après avoir rappelé les fondements de ce dispositif, instauré en 1945 pour permettre de compenser l’absence de ressources des conjoints survivant qui le bien souvent n’avait jamais cotisé pour leurs droits propres, l’article revient sur les conditions successives introduites à partir des années 70 destinées à élargir le dispositif aux personnes ayant accumulé des droits.

La pension de réversion profite donc très largement aux femmes (94% des bénéficiaires) du fait de leur plus forte proportion à connaître des situations de veuvages (écart d’âges avec leur conjoints et écart d’espérance de vie entre hommes et femmes) et de leur ressources propres moins élevées que celles des hommes du fait de carrières souvent incomplètes. D’après les éléments communiqués par la CNAV, environ un quart des bénéficiaires  n’ont même acquis aucun droit propre au régime général.

La réversion représente des montants par bénéficiaires faibles avec en moyenne 283 euros mensuels en 2012 (289 euros pour les femmes et 189 euros pour les hommes). L’âge moyen des bénéficiaires était de 77,7 ans (contre 73,3 ans pour l’ensemble des retraités) et la durée de  paiement de pension est de 15,9 ans.

En raison de la baisse du taux de mariage et de la hausse d’activité des femmes le nombre de bénéficiaires est en baisse et devrait continuer à décroître dans les prochaines années. Pour autant la réversion qui coûte une trentaine de milliards d’euros aux régimes de base et aux régimes complémentaires. Par ailleurs, l’OCDE souligne l’existence de nombreuses inégalités en matière, d’une part entre fonctionnaires et non fonctionnaires mais plus généralement entre célibataires et couples mariés, la réversion aboutissant à un transfert des femmes qui travaillent vers celles qui ne travaillent pas et des célibataires vers les mariés ou ex marié.  Aussi la CNAV s’interroge sur l’avenir du dispositif. Dirigeons nous vers la mise en place d’un système optionnel à travers un financement à partir de cotisations majorées ou au contraire vers un élargissement aux nouvelles formes d’unions (PACS…).  D’après l’accord du 13 mars, les partenaires sociaux devraient plancher sur la question dans les prochains mois. Affaires à suivre….

Consulter l’article de la CNAV

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