L’Astuce

Point sur le système de retraite argentin et ses évolutions sur la dernière décennie

par | Jan 21, 2013 | Actualités

L’AISS est revenue sur les différentes réformes intervenues en Argentine depuis la loi de 1994 qui avait instauré des comptes individuels par capitalisation obligatoire. Rappelant que les régimes de sécurité sociale doivent évoluer en fonction du contexte économique et social national, l’AISS explique les raisons des réformes successives et leurs effets sur les bénéficiaires.
Le système entériné en 1994  a fait l’objet de plusieurs réformes, la première étant intervenue en 2005 afin de corriger les effets pervers d’un système essentiellement bâti sur la capitalisation caractérisé par un niveau élevé de frais et une faiblesse de l’épargne individuelle qui ont conduit à une forte diminution du nombre des bénéficiaires des prestations retraites entre 1992 et 2003.  Ainsi cette première réforme visait principalement à inverser cette tendance en permettant notamment aux citoyens ayant atteint l’âge légal de la retraite de percevoir des prestations retraites bien qu’ils n’aient pas cotisé le nombre d’années requises, à savoir 30 ans de cotisation). Ce dispositif ayant fait consensus auprès de l’ensemble de la classe politique de l’époque a permis  le versement d’une retraite diminuée d’une « dette de cotisation auprès du régime de retraite » correspondant à une sorte de décote.
 

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Entre 2007 et 2008 sont ensuite intervenues plusieurs lois instaurant un système unique de retraite par répartition qui a permis aux membres du régime par capitalisation de transférer leur épargne au régime public par répartition et qui adossait par défaut les nouveaux travailleurs  à ce nouveau système. Puis du fait de la crise financière de 2008, le système par capitalisation a été supprimé.
Dans le cadre de la réforme 2008, la question de la viabilité du nouveau système et l’allocation de pensions adéquates ont également été posées. Les augmentations discrétionnaires des prestations minimales ont cédé la place à un mécanisme automatique de revalorisation des prestations fondé sur les niveaux du salaire national et des ressources du régime de sécurité social.
La conjugaison de ces différents dispositifs ont permis une augmentation de 2,5 millions  du nombre des bénéficiaires entre 2005 et 2011,  le taux des bénéficiaires âgés de plus de 65 ans ayant progressé de 68 % à 91% entre 2004 et 2011 au profit des femmes et des personnes aux revenus modestes.
 
 
 
 
 
 
 
 

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