L’Astuce

La lettre hebdomadaire de Generali Investments

par | Juil 19, 2011 | Actualités

Avec les tensions en Europe du fait de la crise des dettes souveraines, il n’est pas inutile de faire le point sur la situation des marchés avec l’équipe de Generali Investments.
Entre les menaces sur la dette américaine et les prémices d’une contagion de la crise souveraine en Europe, les marchés ont vu rouge cette semaine encore. Aux Etats-Unis, un accord entre le Président Obama et l’opposition républicaine doit être trouvé avant le 2 août pour relever le plafond de 14,294 milliards de dollars de la dette. Si les négociations devaient échouer, il pourrait en résulter un défaut technique des Etats-Unis et une crise majeure,comprenant un blocage du marché interbancaire et une remontée des taux d’intérêt partout dans le monde. La récession menacerait de nouveau, au moins les pays développés. C’est bien pour cette raison qu’un échec paraît peu probable et que les agences Moody’s et Standard & Poor’s ont fait pression en décidant de mettre sous surveillance la dette américaine et de menacer d’une dégradation de la note d’ici à quelques semaines. En Europe, l’anxiété est forte également. La crise de la dette souveraine a pris une nouvelle dimension en raison des craintes de contagion à l’Italie,troisième économie et plus grand marché de dette publique de la Zone Euro. L’avertissement des marchés a été compris et le plan d’austérité italien (47 milliards d’euros) a été renforcé et adopté, jeudi 14 juillet. La Grèce, pour sa part, subi tune grave récession et le FMI vient de réviser son estimation à -3,9% cette année et non pas à -3% comme il le prévoyait auparavant. Un sommet européen est convoqué le jeudi 21 juillet, ce qui laisse penser que les Européens sont proches d’un accord autour de la mise au point d’un second plan d’aide à Athènes. Cependant, d’autres économies sont aussi dans une situation fragile. Le cas du Royaume-Uni est évoqué. L’augmentation de 0,1% du nombre d’inscrits auxallocations chômage en juin n’a pas rassuré. Autre motif de prudence tout au long de la semaine, le résultat du stress-testannuel de l’Autorité bancaire européenne (EBA) sur la santé de l’économie de l’Union européenne, publié vendredi soir. Seuls neuf établissements sur les quatre-vingt-dix étudiés ont échoué au test de résistance mais les critères ont été jugés trop cléments par les investisseurs. Une chose est sûre, ces stress-tests ne suffisent plus à rassurer les opérateurs, qui attendent avant tout une réponse des gouvernements et de l’Union européenne. Par chance la sphère  microéconomique reste une source de satisfaction et les premiers résultats américains (JP Morgan, Citigroup, Google) ont un peu calmé les esprits.
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