L’introduction d’un pilier par capitalisation en complément du régime par répartition est souvent présentée comme un moyen
d’augmenter l’épargne d’une économie. En effet, les agents anticipant pouvoir bénéficier d’une retraite par répartition quand ils
seront inactifs diminuent leurs flux d’épargne retraite. Mais une comparaison entre pays à systèmes de retraite différents contredit ce
schéma. La prise en compte de la structure de la population ne suffit pas non plus per se à expliquer les écarts de taux d’épargne entre
ces pays qui ne peuvent s’expliquer que par des différences dans les rendements espérés ou des éléments d’incertitude et de préférence
pour le présent. L’impact des réformes des régimes de retraite en Europe continentale sur les taux d’épargne est donc incertain.